Une nageuse transgenre a déjà battu 3 records depuis qu’elle concourt chez les femmes

Lia Thomas, une jeune nageuse transgenre de 22 ans, qui concourt au sein du championnat universitaire américain, est au cœur d’une polémique. En quelques jours, la nageuse a battu trois records universitaires chez les femmes. Les trois saisons précédentes, elle nageait dans la catégorie homme.

Cette sportive a nagé pendant trois ans dans la catégorie homme

Le Tribunal du net – Will Thomas nageait autrefois parmi les hommes. Quelques temps après avoir entamé sa transition, la nageuse, qui se fait aujourd’hui appeler Lia Thomas, a obtenu l’autorisation de reprendre la pratique de son sport de prédilection.

Étudiante à l’université de Pennsylvanie, elle participe notamment au championnat qui réunit les universités de l’Ivy League (les 8 plus prestigieuses universités américaines). Ces derniers jours, Lia Thomas est la cible des critiques, suite aux différents records qu’elle a battus.

Sa participation au relai 400 mètres libre a clairement avantagé son équipe et les universités concurrentes ont pointé du doigt cette injustice. Les jours précédents, elle avait remporté le 500 mètres libre en 4 minutes 35 secondes et 6 centièmes, arrivée 12 secondes avant celle qui a terminé deuxième.

Ses records ne plaisent pas à tout le monde
Elle a remporté le 100 mètres libre et le 200 mètres libre au mois de novembre, de quoi attiser les jalousies mais aussi se poser des questions quant à sa place au sein d’une compétition féminine.

Ses chronos sont tellement rapides qu’ils ont tous battus les précédents records de la NCCA, l’association nationale américaine des sports universitaires. Selon la NCCA, les sportives transgenres peuvent participer à des compétitions féminines après avoir terminé une année entière de traitement d’anti-androgène, un traitement hormonal qui empêche la production de testostérone.

Pour certains, cette condition n’est pas suffisante. Les détracteurs de cette règle avancent que les sportifs nés dans un corps d’homme n’ont pas uniquement les hormones qui les avantagent mais aussi leur morphologie, leur structure osseuse et même leurs capacités pulmonaires.

La pratique du sport lui a permis de garder son équilibre pendant sa transition
« Un homme bat le record universitaire de natation chez les femmes. Ça ne choque personne », s’insurge Katherine Deves sur Twitter, fondatrice du mouvement Save Women’s Sports Australasia. « Je nage depuis que j’ai cinq ans », explique Lia Thomas.

« En entamant le processus de mon coming out trans, continuer à nager était très incertain. Réaliser que j’étais trans a remis cela en question. Allais-je pouvoir continuer et comment ? ».

Elle affirme que le fait de pouvoir aujourd’hui reprendre les compétitions sportives est une reconnaissance et l’aide à retrouver son équilibre. Malcolm Harris, journaliste au New Inquiry, a lui aussi salué le courage de la nageuse qui mérite « des félicitations et non un examen approfondi [de son cas]». Selon lui, la pratique du sport et l’épanouissement des sportifs sont plus importants que des questions de records.

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Monde Intéressant
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